Dans notre pays, le port de la burka semble aller en augmentant. Ce grand voile, le plus souvent noir, est une prison ambulante : les femmes qui vraisemblablement
sont contraintes de la porter sont couvertes de la tête aux pieds avec un grillage aux niveau des yeux ou une petite fente lorsqu'il s'agit d'un nikab.
Le port de cette burka est la conséquence d’un radicalisme religieux qui rabaisse les femmes, les oppresse, les prive de contacts avec les autres humains, surtout si ce sont des hommes. Elles sont
alors soumises, sous le joug d’une oppression, et par conséquent victimes d’une insulte et d’une injure faite à leur corps et à leur féminité.
Comment alors inspirer de la considération ou du respect lorsqu’on est sous le coup d’une telle contrainte et avoir une légitimité en tant que mère vis-à-vis de ses enfants et femme tout
simplement, au regard de la société ?
Les radicaux qui imposent ce terrible joug à des femmes ne le font pas au nom de l’islam : dans plusieurs pays musulmans, les femmes ne portent pas de burka. Le comportement de ces intégristes est
purement sociologique et communautariste ayant pour objectif l’oppression et la non intégration des femmes et encore moins leur possibilité d’avoir la moindre position, initiative, ou rôle dans
leur société, telle qu’ils la conçoivent.
Cette prolifération dans les banlieues de grandes villes et notamment en région parisienne fait débat. Une loi contre est même évoquée. Nos voisins Hollandais qui débattent depuis quelques temps
sur ce douloureux sujet semblent aller dans ce sens.
Le mot laïcité a été associé à plusieurs reprises à la raison d’interdire une telle tenue vestimentaire. Ce n’est pas à mon avis le motif à mettre en avant, voire à ne pas évoquer du tout,
puisqu’il s’agit de radicalisme et non d’un principe coranique.
La seule vraie raison à opposer à une telle infamie est le respect des droits de l’homme, et en l’occurrence de la femme et plus précisément le respect dû à l’être humain. La question d'une loi ou
non va être soumise aux parlementaires ; les débats doivent avoir à mon sens pour objectif de combattre un rejet pur et simple de la liberté de la femme d’être une femme. Si une loi est promulguée, elle pourrait exister, si la solution (pas sûr) est de légiférer (encore) au même titre que celle qui interdit de déambuler nu sur la voie
publique.
Certains, dans le but d'en parler et tant mieux, ont choisi le mode de l'humour afin de montrer l'absurdité d'une telle contrainte avec notamment un défilé sur la chaîne américaine
HBO
Ici il s'agit de la difficulté de manger et notamment des spaghettis dans un lieu public
Ces messieurs de l'irrévérencieuse !!! émission "Groland" de Canal plus ont proposé de l'adapter aux circonstances de la vie ...
Personnellement, il m’arrive de porter un caftan, tout simple, lorsque je suis à la maison, pour être à l'aise ! Il en existe de nombreux, que les femmes marocaines
portent pour sortir, pour un événement, une fête …
Il existe même la version "tailleur pantalon"
Le caftan, c'est plus que joli, c'est beau, tout simplement.
Merci pour elles, Madame
Par rosalie
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Si tu veux remonter en amont du débat, tu es sur la bonne piste avec la psychose masculine face aux femmes, ça tient effectivement à une question existentielle, et la psychose de départ tient à la conscience de la mort, c'est à dire celle du temps. C'est lorsque l'homme, cherchant à reproduire son image sur le vecteur de l'éternité (pour revenir du « Grand Sommeil »), s'est aperçu qu'il ne pouvait pas le faire, mais que la femme pouvait seule reproduire les deux, les deux images.
Ainsi, effectivement, l'homme s'est aperçu que son immortalité (l'immortalité de lui-même, celle de l'ego en fait) passait par la femme. C'est la croyance de départ basée sur la réincarnation subjective.
Deux attitudes ont été adoptées alors : celle qui consiste à séduire la femme que l’on convoite afin qu’elle accepte d’assurer notre éternité, et si ça ne marche pas, exercer sur elle une possession corps et âme en strict contrôle afin qu’elle n’aille pas assurer l’éternité d’un autre. Le bâtard étant le crime absolu car plaçant le mari légitime dans le néant. Ces deux attitudes nient la liberté de la femme à la base, elles ne sont qu’une instrumentation.
On peut comprendre alors que l’attitude religieuse devant la mort ait fini par créer un ensemble policé, codifié, codé d’oppression « légitime » en ordre social face à la « nécessité » et qu’un fatalisme, bien évidemment « de bon aloi » ait placé la femme dans rien de moins qu’une fonction.
Ce qui précède remonte à la nuit des temps mais demeure très présent en sous-couches de notre conscience pour provoquer des névroses obsessionnelles sur la « lignée » par exemple. Mais aussi dans la vie courante lorsque l’homme ne se sent pas « choisi » comme mâle référentiel par celle qu’il convoite. Une panoplie de frustrations dégringole où l’homme se sent diminué face au choix féminin par rapport aux autres hommes, c'est pour cela que la liberté des femmes est un des pivots du débat toujours aujourd'hui. Tout ce système comparatif implique que l’homme soit en mesure de se former lui-même, le ramène à son existence en soi, et non en comparaison avec quiconque. Devant les difficultés que cela suppose, un groupe, une organisation, une appartenance, une simple démission ou un système religieux deviennent la solution à tout problème existentiel : les deux obéissent à Dieu. Pour la femme, Dieu est le référentiel, c’est ce qui fera dire à certaines pour se justifier qu’ « elles n’obéissent pas à leur mari, mais à Dieu ». Elles oublient de dire qu’elles obéissent à un ordre social oppressif hiérarchique qui a décidé qui était Dieu et qui ne l’était pas. Une simple, mais redoutable projection du déséquilibre de l’homme.
Tout cela étant, en amont comme en aval, les conséquences complexes de l’incapacité d’aimer.
Non, non, je rigole!
Pas pu m'empêcher.
Cela dit, c'est toujours la même histoire de l'homme infoutu de maîtriser son désir. Il faut qu'il s'invente l'interdit mortel qui donnera toute caution à son hypocrisie. Contrôler, masquer, exploiter ce qu'il ne peut combattre en lui-même. Un Dieu pratique en substitut de son propre effort.
Dire qu'on en est revenus à se poser des questions erronées, vieillies, archaïques et nulles dont nous avons les réponses dans notre propre évolution: la laïcité trouve son fondement dans la liberté de conscience: celle de croire ou de ne pas croire. Ce qui place immédiatement la religion hors de tout pouvoir car forcément "détentrice de la vérité" avec obligation de croire. La liberté de croire ou ne pas croire ne détient rien, ne revendique rien d'autre que le doute devant le dogme et place toute religion hors de la sphère publique. Reste la sphère privée où la liberté de culte trouve sa tolérance dans sa carrée et dans le temple.
La liberté de croire ou de ne pas croire est une affirmation politique, "Être ou ne pas Être" est d'ordre strictement privé. L'un comme l'autre peut tout autant admettre que refuser le religieux. C'est là toute la société laïque.
Et d'accord avec Thierry pour les ravissants caftans.
PS: les caftans sont scandaleusement ravissants.